C’est peu dire que le cycliste tourangeau Jérémy Roy, en mal de résultats, attend des jours meilleurs, et pas que du côté du ciel.
Le Tour de Romandie terminé (avec à la clé une 86e place au général mais une 27e, plutôt satisfaisante, contre la montre), Jérémy Roy s'est octroyé une semaine de coupure totale. « J'ai mis le vélo au placard ! J'ai pu profiter de ma petite famille, mais c'est passé très vite ».
Les petites vacances finies, le coureur de FDJ-BigMat a repris le boulot cette semaine. « Dans de super-conditions climatiques ! Particulièrement aujourd'hui (hier)…, ironise-t-il en attendant le soleil promis demain. Je vais faire ma cure de " luminothérapie " ! »
Jérémy Roy n'a rien perdu de son humour ni de son sens de la dérision et pourtant, le coureur ne s'est pas vraiment amusé ces dernières semaines. Pas la peine de chercher un résultat : depuis sa 19e place sur Paris-Nice, il est aux abonnés absents en haut des classements.
Le Tourangeau n'a néanmoins pas ménagé sa peine, entre travail pour ses coéquipiers et tentatives d'échappée. « Ce n'est pas que je sois à la rue mais je n'arrive pas à peser sur les courses, synthétise-t-il. J'ai essayé de m'échapper à maintes reprises, mais à chaque fois, il m'a manqué le petit brin de chance. C'est frustrant, c'est sûr. »
Il n'y a pas forcément une explication et une seule qui s'impose. « J'ai eu du mal à récupérer de l'état grippal que j'ai eu en mars et qui s'est prolongé un bon moment avec ensuite des mauvaises conditions climatiques qui n'ont pas aidé. Mais je ne sais pas si c'est une raison non plus ». Le manque de réussite peut en être une. Pour les attaquants de son type, le facteur chance n'est pas neutre. Ça tient parfois à rien de se retrouver dans la bonne ou pas…
En quête du " petit déclic "
Bref, Jérémy Roy a « hâte que la roue tourne ». Et le plus sûr moyen pour y parvenir est encore de travailler, travailler et toujours travailler. Il s'apprête ainsi à partir en stage avec son équipe à Saint-Jean-de-Maurienne. Puis il retrouvera la compétition au Tour de Bavière (23 au 27 mai) avant de faire le Tour de Suisse (9 au 17 juin).
En Allemagne, il cherchera avant tout à faire le plein de confiance. « C'est la première fois que je ferai le Tour de Bavière. Il y a un contre-la-montre le dernier jour et sinon, les étapes se finissent souvent au sprint. Je devrai donc peut-être, selon la composition de l'équipe, travailler pour les sprinteurs mais j'espère aussi me glisser dans des échappées pour retrouver le moral ».
Et connaître enfin ce « petit déclic » qu'il lui manque, « celui qui peut me donner confiance en moi et déclencher une spirale positive ».
Le vélo, des fois, ça va, ça vient. Un peu comme la météo. Vivement le beau temps donc.