18 août
Le vrai faux repos de l'après-Tour

Le vrai faux repos de l'après-Tour

Tour de France fini, c'est les vacances ? Pas dans mon cas, et pas dans le cas de très nombreux coureurs. Je vous raconte ce que j'ai fait depuis les Champs Elysées.

 

 

Une transition à gérer

Critérium de Lisieux, critérium de Carmos, puis cap sur la Clasica San Sebastian, en voiture. Une semaine d'après-Tour pas très reposante. Et ce n'était pas fini : Critérium de Lacq, critérium de Castillon-la-Bataille, critérium de Marcolès. Ce n'est que le jeudi que je suis rentré chez moi que j'ai pu enfin prendre un peu de repos. Ce rush qui suit la grand messe de juillet, c'est une tradition annuelle. San Sebastian, par exemple, c'est une course qu'il fallait que je fasse car avec le Tour de Pologne, le Tour de Wallonie, la Poly Normande, l'équipe a besoin de forces vives. Je ne suis pas allé en Espagne avec des grandes ambitions mais j'ai pris le soin d'aller reconnaître le parcours, j'ai fait mon boulot pour nos leaders Arnold Jeannesson et Anthony Roux, avec qui j'étais jusqu'à une heure de l'année. Ce n'est qu'ensuite que j'ai baissé pavillon. J'ai toujours du mal à cette période : après trois semaines d'effort, mon corps a du mal à comprendre qu'il ne transpire plus, même si ça ne dure pas longtemps. Il y a des gars qui arrivent très bien à gérer cette transition, je n'en fais pas partie. Même si je continue bien sûr à rouler, à me faire masser... C'est surtout mentalement que la bascule est délicate à gérer.

 

Des critériums pas de tout repos !

Les critériums, il ne faut pas croire : ce n'est pas facile. Il y a tout l'aspect logistique, qui fait que nous allons souvent en voiture faire la tournée. C'est deux heures de course, mais en circuit urbain, et ça frotte pas mal. L'important est surtout d'être avec le public. Il est essentiel de voir les gens qui nous soutiennent, surtout qu'ils étaient nombreux cette année suite au très bon Tour de France des Français. Les critos, c'est aussi le repas qui a parfois lieu après la course, avec les sponsors et partenaires, et ce n'est pas forcément diététique. Ca fait partie de la tradition, et il n'y a pas à dire : c'est convivial ! Ce ne sont pas des courses officielles, alors il n'y a pas le bus de l'équipe. On vient nous voir au cul de la voiture. Toujours plus de proximité. J'en ai donc disputé cinq cette année. C'est un juste milieu à trouver, mais ce n'est pas toujours facile. On candidate pour participer, mais on n'apprend que l'on est retenu seulement quinze jours, environ, avant le départ. On ne peut pas être pris partout, mais quand on est accepté, on y va. On ne décide donc pas vraiment du volume.

 

Un mini-hiver en plein été

Ce n'est donc que jeudi 7 que j'ai pu rentrer à la maison. Après plusieurs semaines intenses, besoin urgent de décompresser. Je continue à rouler, mais plutôt des sorties d'endurance, en regardant le paysage. Pas d'intensités. Le mal de jambes est encore un peu présent... Je m'entretiens, disons. C'est un peu comme un mini-hiver en plein été, d'autant que j'ai un programme qui va jusqu'en octobre. C'est donc une période importante, à bien maîtriser, et le souci, c'est que le corps ne va pas réagir de la même manière d'une année à l'autre. Il y a deux ans, j'avais levé les bras en août. L'an dernier, j'étais moins fringuant. Qu'en sera-t-il cette saison à la reprise ? C'est dans quelques jours à présent, avec la Classic de l'Indre puis le Poitou-Charentes. Ca ne m'a pas obsédé : j'ai eu des choses à gérer comme... m'occuper du jardin, faire la paperasse... Les tâches de Monsieur Tout le Monde. Et ça occupe l'esprit.

Commentaires  

#3 orgeur jacky 22-08-2014 21:27
Salut jérémy merci pour ta petite visite dans le mois d'août c'est toujour un grand plaisir de te recevoir toujour le sourire la bonne humeur. Je voulai savoir quelle chance avait la FDJ au tour d'espagne malgrés certaine grosse équipes notre meilleur jeune français a t'il réelement récupéré de son tour ?
#2 BABIN PIERRICK 21-08-2014 16:51
SALUT JEJE
AVEC LE SERIEUX QUE L ON TE CONNAIT C EST SUR TU VAS REMETTRE EN ROUTE
T ES VRAIMENT UN EXEMPLE POUR TOUT LES COURSIERS PROS OU AMATEURS POUR CE QUE TU ES SUR LE VELO ET DANS LA VIE
BONNE ROUTE JEJE
TCHAO PIERRICK
COMME DAB AMITIES AUX PARENTS
#1 Diesel_84 19-08-2014 07:27
Il faudrait que ASO crée un nouveau maillot pour les coureurs de l'ombre que sont les capitaines de route. Tu es capitaine de route car tu as des qualités indéniables sinon tu ne le serais pas. Mais adieu les victoires et les podiums. Vous êtes remarquables car tous ces entraînements pour rester dans l'ombre : chapeau ! ! ! !
Merci pour cette leçon d’humilité.
Allez JEREMY ! ! ! ! Allez la FDJ ! ! ! !

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