19 juillet
La journée galère

La journée galère

Après seulement quelques kilomètres, je me suis retrouvé dans le gruppetto en soutien d’Arnaud Démare et Séb Chavanel, avec comme seule préoccupation de bien rentrer dans les délais. Une 15e étape qui n’avait rien d’une transition.

 

Les étapes de transition, ça n’existe plus ! Gros tempo sur la route de Valence, sur une étape qui il y a quelques années aurait certainement donné lieu à un bon de sortie à une grosse échappée. Il y en a d’abord eu une mais elle s’est rapidement amincie sous l’impulsion des duos Sagan-Rogers et Kwiatkowski-Trentin. Thibaut Pinot était avec eux et a passé une bonne partie de la journée à l’avant. Ce n’est pas allé au bout mais il ne s’est sans doute pas beaucoup plus fatigué devant que ça n’aurait été le cas derrière. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sur la course car je n’ai pas vu grand chose. Moi, j’étais dans le gruppetto, et ce après seulement quelques kilomètres…

 

Ce n’est pas le contre coup de ma chute de samedi ni un gros coup de moins bien, même si les jambes n’étaient pas extra pour autant. J’ai surtout accompagné Arnaud Démare dans les toutes premières difficultés pour l’aider à garder le contact avec le peloton en vue d’un sprint final. Avec Sébastien Chavanel, on l’a escorté dans le premier GPM mais il y a eu une cassure et on a beau avoir tourné pour revenir, la jonction ne s’est jamais faite. Katusha roulait, tant pour maîtriser l’échappée que pour distancer ce gruppetto où il y avait aussi Mark Cavendish. On a vite compris que l’on ne reviendrait pas. Avec des délais à 21 minutes, c’était chaud.

 

Il a donc fallu rouler fort pour limiter la casse. Il n’y a guère que dans le col à une heure de l’arrivée que l’on a baissé de ton pour rester unis. La longue descente qui précédait avait permis de stabiliser l’écart. On finit dans les temps, sans trop de stress, mais c’est bien parce que l’on s’était donné les moyens de garder de la marge. Voilà, une journée au parcours pas super difficile si l’on le compare aux Pyrénées ou aux Alpes, qui aurait dû être une étape de transition, mais sur laquelle personne n’a pas eu de temps libre pour regarder le paysage magnifique ardéchois. Et une dure journée de plus dans les jambes. Le repos arrive mardi. On l’attend avec impatience mais moins quand même que la première, qui arrivait après neuf premières journées compliquées.

Commentaires  

#1 LEGALLOU 19-07-2015 22:33
Après ta journée de repos bien méritée, tu vas pouvoir rouler pour ton leader ,il semble avoir retrouver le moral et la forme , je ne serais pas surpris d'une victoire d'étape pour ton équipe avant la fin du tour , et ce sera cerise sur le gâteau pour tout le travail que tu as fait au sein de la F.D.J
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#2 Lepapaderémi 20-07-2015 09:04
Petite correction sur ton commentaire sympathique ! La plupart des paysages traversés étaient lozériens ! Mais le début de course étant mouvementé je comprends que le paysage n'était pas la priorité
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#3 Lepapaderémi 20-07-2015 09:07
La suite du commentaire qui n'était pas passé !

Bravo pour tout le travail fait pour l'étape de Mende, même si ça n'a pas porté ses fruits !
Bon courage pour la suite !
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