15 septembre
De l'Est à l'Est

De l'Est à l'Est

Dimanche, j’ai pris part au Tour du Doubs, ma dernière course avant de m’envoler ce mercredi pour la côte est des Etats-Unis et Richmond, pour le Mondial de chrono par équipes.

 

Un Tour du Doubs frustrant

 

J’étais arrivé en Franche-Comté deux jours avant le Tour du Doubs, avec Alexandre Geniez, afin de faire un micro-stage de contre-la-montre en vue des Mondiaux de Richmond. On a fait un peu de derrière scooter avec Julien Pinot qui nous a coaché sur deux séances. Ensuite est donc venu le Tour du Doubs, manche de Coupe de France de fin de saison, avec des classements en jeu, des gars qui assurent les points ou leurs places, mais c’est toujours néanmoins une course de mouvement. Ca part toujours vite avec belle bosse qui écrème après 30 kilomètres. On se devait d’être vigilants et acteurs tout en ayant une pensée pour Thibaut qui est local et avait à coeur de bien faire.

 

On a bien pris les coups au début. Après ce premier GPM, un coup s’est dessiné avec pour nous le stagiaire Elie Gesbert, mais accompagné d’une une vingtaine de coureurs : ça faisait beaucoup de monde. On a roulé pour rentrer, non pas par manque de confiance en lui mais par peur de la quantité dans ce groupe échappé, qui rendait les choses assez aléatoires. Après la jonction, Alexandre Geniez s’est glissé dans un nouveau groupe moins étoffé mais avec quand même une dizaine d'hommes. Cofidis a voulu cadenasser pour Nacer Bouhanni malgré la présence de Rudy Molard devant, et ça a un peu endormi tout le monde. Finalement, le regroupement n’a jamais eu lieu. Les fuyards allaient se jouer la gagne. Malheureusement Alex s’est un peu enterré en se calquant sur Jean-Christophe Peraud et n’a pas pu défendre ses chances dans la dernière montant. Au pied de celle-ci j’ai aidé Thibaut Pinot à bien se placer pour qu’il fasse l’ascension : c’est toujours bon à prendre. Il finit « premier du peloton », seulement suivi par Pierre Latour. Il a de bonnes jambes. Mais le bilan du jour reste frustrant. C’est le vélo…

 

Richmond, défi sportif et logistique

 

Ce mercredi matin je m’envole pour Richmond, je pars avec Alexandre Geniez de Paris. L’équipe sera également composée de Matthieu Ladagnous, Johan Le Bon, Steve Morabito et Arnaud Démare. J’arrive le soir, un peu sur le tard suite à ce Tour du Doubs : espérons que le décalage horaire sera bien assimilé. On aura le temps de rouler trois fois tous ensemble à la fois pour reconnaître le parcours et retrouver les automatismes de cette discipline bien spécifique, d’autant que le Mondial se dispute à six coureurs, soit moins que lors des déjà rares chronos par équipes de la saison. Nous ne sommes pas les seuls à transiter vers les USA : il faut aussi emmener les vélos et c’est un vrai challenge. Il faut tout protéger, prévoir des housses assez rigides, envelopper au mieux les vélos et le matériel. Il faut aussi embarquer les home trainers. C’est une grosse logistique et un coût élevé. Ca l’est aussi quand il faut aller au Tour Down Under, au Tour du Qatar, ou plus récemment sur les classiques canadiennes. Ces jours-ci c’est un vrai chassé-croisé. Les joies du vélo mondialisé.

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