13 septembre
Ma cagade au Canada

Ma cagade au Canada

Je reviens tout juste des classiques canadiennes, et pas très en forme puisque j’ai mal encaissé le décalage horaire et peiné à m’exprimer. Mais ces courses restent très sympas même en mode zombie !

 

Six ans après ma précédente et seule participation, l’année de l’apparition de ces courses dans le calendrier en 2010, je revenais la semaine dernière sur les Grands Prix de Québec et de Montréal. Des classiques toujours aussi sympas, populaires, des parcours et hôtels toujours aussi beaux. Un vrai plaisir d’aller là-bas mais c’était un sacré voyage. L’an dernier, j’étais allé en Australie pour le Tour Down Under, puis j’avais disputé le Mondial de chrono par équipes en octobre à Richmond, aux Etats-Unis. C’était ma dernière confrontation au décalage horaire.

 

Renouer avec celui-ci ne m’a pas vraiment réussi : j’ai mal encaissé le déplacement, j’ai mal dormi une fois sur place. A l’entraînement, je me sentais bien, j’avais de très bonnes sensations. Je me pensais capable de tenir mon rôle, qui devait être de prendre part aux différents mouvements de la dernière heure comme Ignatas Konovalovas et Yoann Offredo ont su le faire, ainsi qu’aider Anthony Roux qui était notre leader désigné. A Québec, je tiens bon sans être pour autant capable d’être offensif. Je m’écarte à trois bornes de la ligne, avant la dernière bosse, le long du Saint-Laurent.

 

A Montréal, j’ai un souci à quatre tours de l’arrivée - 48 kilomètres. Un problème mécanique qui fait que je me retrouve sur le mulet de Kono, car les véhicules mis à disposition des équipes ne permettent pas d’avoir plus de quatre vélos sur la galerie. Je fais un effort pour rentrer, je ne suis plus très frais une fois de retour dans le peloton, et je lâche à un tour du but. Je n’étais pas à la rue, mais j’espérais bien mieux. Je rentre en France déçu et en mode zombie à cause du sommeil. Un zombie quand même content des résultats d’Anthony Roux : il fait 3e et 9e, d’excellentes références face à un gros plateau, avec autour de lui des coéquipiers qui ont été précieux.

 

Les troupes étaient très soudées et ce fut un bon moment. Pour prendre plus de plaisir au sein de cet excellent collectif je dois maintenant récupérer et repartir du bon pied. Je ferai le GP d’Isbergues dimanche, avant d’aller en Italie pour les ultimes classiques de la saison : Tour d’Emilie, GP Beghelli, Trois vallées varesines, et bien sûr le Tour de Lombardie.

Commentaires  

#1 Diesel_84 13-09-2016 15:11
Courage !!!! les jeunes de la FDJ ont besoin des "vieux" pour les accompagner dans ce rude métier. Il n'y a pas de classement pour les capitaines de route et c'est là un gros défaut.

Allez Jeremy !!!! Allez F.D.J. !!!!
Citer
#2 Florian 15-09-2016 17:33
Toujours aussi sympa de lire vos sentiments d'après course, et même si je commente rarement, je tiens à vous dire que c'est un plaisir à chaque fois !


Merci de nous faire partager cela et bonne fin de saison !
Citer

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

-----