13 octobre
Sur les traces de Doha

Sur les traces de Doha

De retour en France depuis ce jeudi, je reviens pour vous sur mon séjour au Qatar pour les Championnats du monde de cyclisme.

 

Les Mondiaux de Doha, grand sujet du moment. L’édition sans doute la plus atypique de l’Histoire. J’y suis passé 5 jours. Je n’ai pas vraiment marqué l’épreuve contre-la-montre de mon empreinte, terminant 34e. La faute à la forte chaleur ? Je ne dirais pas ça… C’était exigeant mais c’était la même chose pour tout le monde. Je suis arrivé confiant, motivé, j’avais fait ce que j’avais à faire à l’entraînement, mon dernier test était encourageant et j’étais impatient d’en découdre. J’allais découvrir le Qatar mais je m’étais préparé mentalement aux conditions météo. J’ai atterri le samedi soir, j’ai eu trois jours complets pour m’acclimater avant le jour du chrono. C’est sûr, quand j’ai quitté la Touraine il ne faisait pas 35 à 40 degrés, mais on en a vu d’autres.

J’avais optimisé le déroulement de mon chrono pour limiter la surchauffe : glaçons dans la combinaison, glace pilée dans mon sac à eau dorsal, et la FFC a mis en place plusieurs ravitos en plus du point officiel pour me permettre de m’arroser régulièrement. Sur les deux premiers tiers du parcours, j’étais pas mal. Quand je suis arrivé sur l’île artificielle de The Pearl et ses sections plus techniques, le changement de rythme ne m’a pas fait de bien. J’ai décliné. Johan Le Bon, mon coéquipier et compatriote, a eu le comportement inverse : il est parti plus lentement mais a fini plus fort. On termine quasiment dans le même temps, lui une place derrière moi. C’est loin du haut du tableau et j’étais le premier déçu. C’est à méditer, à réfléchir… Mais je ne me cache pas derrière le fait que ce Mondial a eu lieu au Qatar pour justifier mon résultat. Attendons les courses du week-end, mais les gens sont sans doute un peu durs avec cette organisation. Il n’y a pas la ferveur des nations-foyer du vélo, c’est évident, mais ça reste du sport !

Ce jeudi, ayant à peine le temps de croiser mes compères de la course en ligne à qui je souhaite le meilleur pour dimanche, je suis rentré en France. Je laisse derrière moi un pays étonnant : le Qatar, d’un point e vue architecture, c’est dingue, avec toutes ces infrastructures et travaux en cours. Le contraste est saisissant quand l’on sort de la ville et que l’on se retrouve brutalement dans le désert. Ou quand l’on découvre, au détour d’une rue, une réplique des canaux de Venise. Leur développement urbain est impressionnant et ce n’est sans doute pas fini. Mais pour l’heure, retour à des scènes plus réelles et familières : je prendrai part samedi au Trophée Handisport de Montlouis puis terminerai ma saison avec le Chrono des Nations.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

-----