6 Fevrier
Valence : des péripéties et de la patience

Valence : des péripéties et de la patience

Le Tour de Valence n’était pas une course de tout repos mais je construis ma forme en vue du mois de mars : je tire donc un bilan positif de cette première semaine de compétition.

 

C’était la reprise la semaine dernière en Espagne ! J’ai abordé le Tour de Valence dans une bonne forme, d’abord concentré sur le chrono par équipes qui lançait les hostilités - un exercice qu’il faut toujours aborder dans de bonnes conditions. Malade après le GP La Marseillaise et les divers déplacements, Thibaut Pinot n’a pas pu suivre le rythme et on s’est retrouvés démunis, mais on est restés homogènes et au terme d’un parcours sans erreur technique, une belle 7e place a bien lancé notre semaine.

Il a fallu changer de leader, on a alors misé sur Sébastien Reichenbach, mais c’est finalement Tobias Ludvigsson qui a été notre meilleure carte, finissant 12e du général. Sur l’étape reine avec son final très pentu (j’avais un 34x28 et ça restait très dur), Tobbe a été très bon malgré son grand gabarit. Moi, j’ai été à la peine. J’avais fait un bon départ sur une vingtaine de bornes, je voyais que les jambes étaient bonnes et que j’avais bien récupéré. Dans une montée, il y a eu une chute que j’ai pu éviter, et cent mètres plus loin, j’ai percuté un coureur. Cette fois-ci, c’était la chute : un beau vol plané qui heureusement ne m’a pas empêché de continuer malgré des contusions. Plus tard, j’ai fini par coincer mais je n'étais pas le seul.. seulement 60 coureurs encore en lice pour l'étape à 40 kilomètres de l'arrivée.

Ca n’a pas été la seule péripétie de ma semaine. D’abord, comme tout le monde, j’ai souffert de la pluie, du froid et des 3 000 mètres de dénivelé de la deuxième journée de course. J’ai tenté de prendre une échappée mais je n’ai pas réussi. La suite de l’étape a provoqué beaucoup de stress : 25 équipes, 200 coureurs, sur des routes étroites comme celles de la Communauté de Valence, c’est peut-être trop. Ok, toutes les équipes veulent courir et il y a eu des épreuves annulées, mais ça amène de la tension et du danger, c’est indéniable. Le troisième jour, c’est le vent qui est venu semer le trouble : cassures à 60 kilomètres de l’arrivée, et j’arrive à prendre le bon wagon. Et le dernier jour. La tempête a poussé l’organisation à faire preuve de prudence : ils ont réduit le parcours au seul circuit final urbain. Ca s’est transformé en critérium et il n’a rien eu de spécial à signaler sur cette ultime étape.

On n’a pas eu de résultats spectaculaires, mais on sort satisfaits de cette semaine, y compris Thibaut qui a pu se rassurer au fil des jours et ira mieux très vite. Il faut garder à l’esprit qu’avec les conditions météo globalement excellentes des stages, la majorité des coureurs sont déjà très au point tôt dans la saison. Le niveau est élevé et à titre personnel, je vise un pic de forme pour mars : je me dis que ceux qui cartonnent dès le début du mois de février se seront peut-être fatigués d’ici là. Je me dis cela car j’ai pu le constater au fil des saisons. Il faut se montrer patient, ne pas oublier qu’une course de reprise reste une course de reprise. Vivement mes prochaines courses, le Tour du Haut-Var et le Tour La Provence, pour mesurer mes progrès au sortir de cette première semaine de compétition que je considère concluante.

Commentaires  

#1 Guy Sitaud 06-02-2017 17:17
Merci pour ce commentaire qui nous renseigne sur ta reprise de courses et sur ta condition.
Bon courage pour les courses à venir.
Cordialement
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#2 Diesel_84 07-02-2017 09:04
Merci pour le tuyau sur le braquet utilisé. Cela est intéressant pour l'amateur que je suis. Si tu pouvais nous renseigner plus souvent sur cela merci d'avance.
C'est une période où le climat est très capricieux couvrez vous. Heureusement que tu ne tombes pas souvent. Allez courage.
J'espère te voir sur le haut var et le tour la Provence. tu cours sur mes "terres".

Allez Jeremy !!!!!! Allez la FDJ !!!!!
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