27 Juin
Un titre collectif et maintenant, vacances !

Un titre collectif et maintenant, vacances !

J’ai pas mal de choses à vous raconter. Mes championnats de France mais aussi la suite de mon programme qui ne passera pas par le Tour.

 

Je suis allé aux Championnats de France de Saint-Omer pour deux rendez-vous : le chrono et la course en ligne. Le chrono est un objectif annuel pour moi. Je venais avec le top 5 en tête. C’était un parcours roulant mais aussi un élément perturbateur : le vent, très fort, très soutenu. Je fais dixième. Je ne peux pas mettre ça sur le dos d’Eole car le vainqueur Pierre Latour partait juste avant moi. J’ai fait une bonne gestion, idéale, je n’ai à me reprocher là-dessus. Ma puissance cible est parfaite. Je ne pouvais pas aller plus vite. On a debriefé avec mon entraîneur et on ne trouve pas d’explication à ce résultat mitigé. Ca n’a pas été une journée très réjouissante pour nous. Thibaut Pinot n’était pas dans un bon jour, Johan Le Bon est tombé, et heureusement qu’Anthony Roux est allé accrocher un podium dans les derniers kilomètres…

 

Très vite, on a basculé en mode course en ligne. La stratégie était claire : tout pour Arnaud Démare. On a fait un très très long briefing samedi soir pour discuter des options tactiques. J’avais le feu vert pour prendre l’échappée car j’aurais pu constituer un danger et donc perturber les autres équipes, surtout sur une course d’usure, venteuse, comme elle promettait de l’être. J’ai suivi les premiers coups, j’ai eu un peu de mal à récupérer de ces efforts et l’échappée est finalement partie sans moi. Mais nous avions trois éléments devant dont Rudy Molard qui incarnait le danger souhaité. J’ai alors pris la barre de la poursuite car nous voulions contrôler le groupe de tête même si nous avions des hommes en son sein. 150 bornes plus tard, j’ai passé mon relais, j’avais réussi ma mission : préserver mes équipiers pour qu’ils aient toutes les forces nécessaires pour concrétiser avec Nono. Ce qu’il a fait brillamment.

 

On a été attaqués de toute part mais on a bien géré cette journée. C’était presque du tableau noir. On savait qu’on était l’équipe à battre, on est nombreux au départ et il va de soi que les autres formations nous laissent le poids de la course. Il faut alors être capable de livrer le travail collectif à la hauteur de la tâche. Quand Arnaud a levé les bras c’était le soulagement. Le maillot restait dans la maison. Un plaisir immense et j’espère que ce n’est pas fini : on a envie de continuer cette formidable série les prochaines années, car c’est vraiment une sensation à part que d’aller chercher ce paletot tous ensemble.

 

Maintenant place au Tour de France, mais sans moi. C’est un choix logique : après mon bon Giro, il faut que je prenne du repos. Pour la première fois depuis 2008, je regarderai la Grande Boucle à la télé. Ca va faire bizarre. L’équipe a choisi d’axer sa stratégie autour d’Arnaud Démare, ce qui est cohérent vis-à-vis du parcours qui offre 9 opportunités de sprint. Thibaut Pinot, Rudy Molard et Arthur Vichot seront là en électrons libres. Ca peut donner de très belles choses. Je les suivrai et les encouragerai, tout en profitant également de ma petite famille. Je reprendrai au Tour de l’Ain avant d’enchaîner avec le Limousin et le Poitou-Charentes, et enfin les courses italiennes de fin de saison !

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