22 mars
Pédale douce

Pédale douce

Me voilà de retour à la compétition, ce week-end, sur le Critérium international, deux semaines après la fin d'un Paris-Nice délicat. J'en ai certainement trop fait en février : généreux dans l'effort, je dois trouver le juste milieu. A appliquer en Corse.

Paris-Nice : éprouvant physiquement et mentalement

La course au soleil n'a pas été radieuse pour moi : elle a commencé par un coup de fatigue, elle s'est terminée comme un calvaire... Dès que le parcours avait été dévoilé par ASO (assez tardivement d'ailleurs...), j'ai su que cela n'allait pas vraiment me correspondre. J'étais déçu que le prologue ne fasse que 2 900 mètres et qu'il soit tracé en ville. Et le chrono en côte du dernier jour, au Col d'Eze, n'était pas non plus pour me correspondre. Sur l'étape reine, celle de la Montagne de Lure, je savais que j'allais laisser des plumes, et il n'y avait pas trop d'étapes pour baroudeurs, logique pour une semaine avec autant d'enjeu. Bref, il fallait faire avec...

 

Pourtant tout avait bien commencé avec la victoire de Nacer Bouhanni sur la première étape en ligne. Paré de son beau maillot jaune, il cherchait à faire coup double le lendemain, et on était tous déterminés à l'aider à y parvenir. Et il a malheureusement chuté et du mettre un terme à son Paris-Nice. Geoffrey Soupe a voulu venger son copain en allant disputer le sprint , mais en vain. Le soir, tout le monde était miné par ce retournement de situation : l'ascenseur émotionnel avait fait des ravages. On s'est alors concentré sur l'objectif de classement général d'Arnold Jeannesson, mais même pour le protéger, j'avais du mal. Je subissais et forcément, j'étais déçu de la tournure des évènements. On perdait beaucoup d'éléments à cause des maladies, des chutes, de la fatigue. La météo n'était pas simple... Un Paris-Nice éprouvant physiquement et mentalement.

On n'est pas des machines

De retour à la maison après cette dure semaine, j'ai cherché à analyser la situation, à prendre du recul. J'avais réalisé un bon début de saison : je visais l'Etoile de Bessèges et le Tour Med car ces courses proposaient des contre-la-montres adaptés à mes qualités, et j'ai réussi à me classer deuxième et cinquième de ces exercices solitaires. Mais peut-être qu'après, je n'ai pas su me reposer. Je travaillais de manière spécifique et qualitative depuis beaucoup de temps, j'ai continué sur le même créneau alors que j'aurais sans doute du lever le pied. Par expérience, j'ai pris l'habitude d'avoir des coups de moins bien pendant trois ou quatre semaines à la sortie de l'hiver, début de printemps. C'est la difficulté quand il y a une première grosse phase de travail à assimiler. Psychologiquement, c'est dur à vivre, car on ne comprend pas ce qu'il nous arrive.

 

Mais il n'y pas de raison que ça ne revienne pas. J'ai mis la pédale douce. Après Paris-Nice, je me suis attaché à ne pas finir mes entraînements cramé. Il faut accepter que le corps réagisse de façon cyclique, ayant ses périodes d'euphorie et d'autres plus délicates. C'est pour ça aussi qu'il est important d'avoir une vision à terme, d'avoir un programme bien établi pour cibler ses pics de forme en fonction des objectifs. Et ne pas perdre de vue qu'il se passe toujours des choses inattendues, des aléas, qui viennent troubler le plan. On a beau tout prévoir, ça peut capoter : on n'est pas des machines. Je retrouve la compétition samedi et dimanche en Corse, pour le Critérium international, et l'avantage pour moi, c'est qu'il y a un contre-la-montre, donc forcément, ça me motive. Le tracé me convient mieux. Il s'agira de s'en imprégner arrivant sur place car ce n'est plus le même que les années précédentes. Il faudra également faire attention à ne pas griller une cartouche le matin lors de la demi-étape. Trop en faire : c'est parfois mon problème.

Commentaires  

#11 mulberry bags 22-04-2013 20:25
Pédale douce mulberry bags http://mulberry360.over-blog.com/
Citer

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

-----