Paris-Nice 2009

Quelle journée ! Devancer Thomas Voeckler et Tony Martin au terme d'une échappée au long cours, pour aller décrocher ma première victoire professionnelle… Pourtant ce Paris Nice était difficile pour l'équipe : nous nous étions fait vivement remonter les bretelles deux jours plus tôt, après avoir terminé dans la deuxième bordure, sur une étape qui avait été piégeuse.

La veille, j'avais terminé dernier, exténué, après avoir « bouffé » du vent pour mes leaders. Mais ce jour-là, j'étais dans un jour de grâce. Au bout de treize kilomètres, un col roulant s’est présenté face à moi, et dès le pied, j'ai attaqué. J'ai bien résisté et au sommet, Thomas Voeckler et Tony Martin me rejoignent. Je peine à suivre mais je m'accroche. La cohésion est excellente et nous arrivons à garder suffisamment d'avance pour jouer la gagne. Mais je sens que je suis un peu juste par rapport à mes deux adversaires, que je voyais à chaque fois se mesurer au sprint pour le classement de la montagne. Ils sentaient aussi que j'étais un peu plus faible car ils se « pointaient » tous les deux. A six kilomètres de l'arrivée, j'avais repéré qu'il n'y avait plus de bosse et que c'était tout schuss vers Vallon-Pont-d'Arc. J'ai donc attaqué et derrière ils se sont un peu regardé avant de rouler. Je n'ai jamais eu plus de dix secondes d'avance mais j'ai pu en garder une sur la ligne. Enorme !

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